Sorafune

Sorafune

Le forum français des Tokio
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Oyez oyez matelots !

Pour commencer, avec quelques jours de retard, nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre chanteur préféré,
Nagase Tomoya. Otanjoubi omedetou Tomo-chan !

Avant de vous dévoiler la surprise de ce soir, permettez-moi de vous annoncer un changement imminent
du fonctionnement de notre navire. *brouhaha* ! SILENCE LES GARS, UN PEU DE CALME !

Hum... merci ! Je disais... le Sorafune ne peut plus s'amarrer dans notre port habituel créé spécialement pour notre navire...
Notre équipage est depuis quelque temps trop réduit pour que nous puissions accoster à cet endroit !
Pour être plus forts, nous avons décidé de rallier un autre port qui nous accepte les bras ouverts,
puisque certains de nos matelots y travaillent une bonne partie de l'année.

Passagers qui n'aviez de billet que pour le port Sorafune, allez en demander un nouveau
au port Mizuki qui vous accueillera chaleureusement !
Nous serons ainsi une plus grande famille qui pourra plus facilement traverser les tempêtes !

En résumé :
Ce forum a été abandonné par l'équipe et nous invitons tous nos membres à s'inscrire
sur notre nouveau forum : http://mizuki-and-sorafune.forum2ouf.com/.

L'aventure ne s'arrête pas, elle continue simplement ailleurs.

Revenons à nos perroquets, nom d'une jambe de bois !
Comme vous le savez tous, le navire Sorafune vogue sur les mers depuis quelques années maintenant
(eh oui, ce forum a ouvert son pont en janvier 2012), guidé par les belles voix de nos cinq Japonais,
capturés lors d'un long combat aux abords de Tokyo ! Rah que de souvenirs, j'en ai la larme à l’œil...
*au loin un chant se fait entendre*
Sono fune wo goi de yuke omae no te de goi de yuke
Omae ga kiete yorokobu mono ni omae no ooru wo makaseru na


Tout en manœuvrant leur rafiot, les membres de l'équipage traduisent des fictions à partager avec leurs passagers,
nos 5 Japonais nous concoctant chaque année des nouveautés toujours plus captivantes.
Ils oscillent entre le drame, le comique, la romance, l'amitié... en éveillant toujours autant
la passion des marins bloqués la majeure partie de leur vie sur le Sorafune !
Dans les derniers projets de l'équipage, le drama présenté par Nagase Tomoya, le 1er chanteur du navire, suit son cours.
Le temps peut vous paraître long, camarades, mais nous n'avons pas abandonné la partie !
Vous souvenez-vous des tempêtes de l'an dernier, de l'intoxication générale du navire suite à l'ingestion de fruits gâtés... ?
Tous ces événements nous ont mis en retard et nous nous en excusons, joyeux lurons !

Pour vous divertir, nous avons réalisé une nouvelle version de Nakuna Hara-chan, ce drama ludique qui nous apprend
à être humble et simple face à la vie. Dans ce drama, un autre fabuleux acteur japonais, Maruyama Ryuhei,
voguant sur d'autres mers, s'est joint au tournage pour apporter une touche de fraîcheur !
En plus des 4 premiers épisodes remastérisés, nous vous offrons un nouvel épisode histoire de fêter dignement
(et avec seulement 6 jours de retard, on vous a habitués à pire) l'anniversaire de notre 1er chanteur, Nagase Tomoya !
Percez les tonneaux, abreuvez-vous de bière, tout en regardant joyeusement la première partie de ce drama !

Voici enfin votre dû, fidèles compagnons o//

Nakuna Hara-chan ou Nakuna Hara-chan

(Merci à Tsukochwan pour la rédaction de cette newsletter)
Retrouvez la Tokio Sorafune no Fansub sur Facebook ICI


Partagez | 
 

 Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tarika
Matelot
Matelot
avatar

Messages : 15
Date d'inscription : 23/02/2014

MessageSujet: Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais   Lun 24 Fév 2014 - 11:40

Chose promise, chose due : Un petit florilège des créatures du folklore nippon. J'ai pris dans mes notes quelques créatures qui me paraissaient intéressantes (bien qu'elles soient toutes intéressantes dans l'absolu). Il y en a beaucoup d'autres que je (ou si quelqu'un d'autre s'en sent l'envie) posterai plus tard. Dans ce post-ci, je me suis concentrée sur le folklore des siècles précédents et pas sur les légendes urbaines qui sont aussi très intéressantes (cf. U.S.O Japan, mine d'info pour l'imagination).

Namazu

Depuis le XVIIe siècle, une légende japonaise parle du Namazu (鯰) ou Ōnamazu (大鯰), poisson-chat géant vivant dans la vase des profondeurs de la terre, et sur l'échine duquel repose le Japon. Auparavant, la croyance voulait que ce soit un dragon.
Le namazu est très turbulent et ses mouvements brusques ont tendance à causer des séismes dont le Japon est victime. Le dieu Takemikazuchi (武甕槌) ou dieu Kashima (鹿島神, Kashima no kami) est le seul à pouvoir le maintenir en place grâce à son pieu, et en immobilisant sa tête sous la pierre kaname-ishi (要石, littéralement « pierre-clef », « clef de voûte »). Mais parfois, le dieu relâche son attention et le namazu en profite pour s'enfuir et causer de nouveaux séismes.
Suite aux trois grands séismes de l'ère Ansei en 1854 et 1855, le namazu fut souvent représenté dans des ukiyo-e (estampes) appelées namazu-e. Outre le dieu Takemikazuchi, il est alors régulièrement accompagné du dieu Daikoku (大黒天, Daikokuten) distribuant des richesses aux victimes.
Étrangement, les poissons-chats semblent particulièrement sensibles aux signes avant-coureurs d'un séisme, et ce parfois jusqu'à24 heures à l'avance2.

Ashiaraiyashiki

Ashiaraiyashiki (足洗邸, litt. « la maison de lave pieds ») est un démon du folklore japonais. Il apparaît la nuit sous la forme d'un pied géant couvert de boue qui sort du plafond. Si une personne lave le pied, celui-ci disparaît, dans le cas contraire, il détruit l'intérieur de la maison.
Il fut tué par Susanoo qui avait mis à disposition du serpent huit bacs de saké raffiné par huit fois. Affaibli par cette boisson, il ne put résister aux attaques de Susanoo. Ce dernier trouva alors dans la queue du milieu du monstre l'épée Ama no murakumo no tsurugi (天叢雲剣, litt. « Épée qui assemble les nuages célestes »), qu'il offrit par la suite à sa sœur Amaterasu.

Sankai

Sankai (産怪, sankai, littéralement, "monstre de naissance") est un terme japonais faisant référence aux yōkais (créatures du folklore japonais) qui ont vu le jour le jour grâce à une femme enceinte. D'après les légendes, si les soins nécessaires ne sont pas effectué pendant la grossesse, un sankai naîtra. Avant l'avènement de la médecine moderne, la phase de l'accouchement était mal connue et dangereuse pour la mère, et les gens étaient profondément superstitieux. Ainsi, les fausses couches et les naissances trop tôt créèrent la légende des sankai.
La légende de l'oketsu (オケツ) est originaire de la préfecture d'Okayama. Il ressemble à une tortue avec des cheveux sur le dos. Dès sa naissance, il commence à ramper sur le sol, et tente de se réfugier sous la maison en creusant. S'il n'est pas capturé et tué tout de suite, il tuera la mère pendant son sommeil.
Le sankai est appelé kekkai (血塊, ケッカイ) dans la préfecture de Saitama et la préfecture de Kanagawa, et kekke (ケッケ) dans la préfecture de Nagano. Peu de légendes nous renseignent sur son apparence extérieur, cependant il est dit qu'il ressemblait à un bovin poilu.
On dit aussi qu'un kekkai se cache sous la maison pour tuer la mère. À Urawa, la pratique d'entourer le sous-sol de la maison avec des byōbu était courante pendant l'accouchement pour prévenir cette manœuvre. Il est possible que l'étymologie du mot provienne de kekkai (結界), qui désigne une zone à accès restreint pour raisons religieuses.
Dans la région d'Ashigara dans la préfecture de Kanagawa, on dit que pour empêcher l'attaque d'un sankai, quelqu'un doit monter la garder auprès de l'irori (foyer, cheminée) , traditionnellement avec un shakushi (cuillère).

Nue

Un nue (鵺) est une créature fantastique de la mythologie japonaise. Elle a la tête d'un singe, le corps d'un chien viverrin, les pattes d'untigre et un serpent à la place de la queue. Un nue peut aussi se transformer en nuage noir et voler. À cause de son apparence, il est souvent appelé chimère japonaise. Les nue sont censés être porteurs de malchance et de maladie. Une légende racontée dans le Dit des Heike décrit comment l'empereur du Japon tomba malade après qu'un nue décide de s'installer au sommet du palais durant l'été 1153. Après que le samouraï Minamoto no Yorimasa eut tué la créature à coup de flèches, l'empereur guérit.

Tsukumogami

Tsukumogami (付喪神, "esprit de 99 ans") est un type d'esprit présent dans le folklore japonais. Selon le Tsukumogami-emaki, les tsukumogami proviennent d'objets ou d'artefacts qui ont fêté leur 100e anniversaire et prennent vie. Tout objet de cet âge, qu'il s'agisse d'une épée ou d'un jouet peut devenir un tsukumogami. Les tsukumogami sont considérés comme des esprits et des êtres à part entière, et non comme des objets enchantés.

Akaname

Akaname (垢嘗, trad. « lèche-crasse ») est un esprit du folklore japonais. C'est un yōkai inoffensif qui a l'habitude de lécher la saleté des baignoires la nuit.

Dōnotsura

Dōnotsura (胴面, dōnotsura, litt. « visage du torse ») est un yōkai du folklore japonais. Il a la forme d'un homme sans tête ni cou avec sur le torse un visage lugubre. Quand il apparaît devant des humains il dit « baissez la tête » (面を下げる, tsurawosageru).

(perso j'imagine qu'il dit cela et qu'ensuite il décapite la victime pour essayer sa tête... oui, glauque, je sais)

Shōjō

Un shōjō (猩々/猩猩, « grand buveur » ou « orang-outan ») est une sorte d’esprit de mer japonais avec un visage et des cheveux rouge et un penchant pour l’alcool.
Cette légende a inspirée une pièce nô qui porte le même nom, un masque nô pour ce personnage et un type de maquillage au kabuki qui porte aussi le même nom que cette créature.
Les caractères chinois employés pour écrire « shōjō » sont un mot japonais (et chinois) pour orang-outan et peuvent aussi être utilisés en japonais pour référer à quelqu’un qui a un penchant particulier pour l’alcool.

(vu dans l’épisode 18 de la saison 7 de Supernatural)

Source : Wiki
Revenir en haut Aller en bas
Neryia
Amiral
Amiral
avatar

Messages : 2300
Date d'inscription : 29/02/2012
Age : 42
Localisation : Dans les bras d'un beau Japonais ... ou pas

MessageSujet: Re: Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais   Mar 25 Fév 2014 - 0:49

Merci Tarika ^^.

Elle est excellente la légende du poisson-chat pour expliquer les séismes.

Du coup les Tsukumogami ne sont pas forcément dangereux ?


Revenir en haut Aller en bas
http://mizuki-no-drama.forum2ouf.com/portal
tsukochwan
Commandant
Commandant
avatar

Messages : 750
Date d'inscription : 29/09/2012
Age : 26
Localisation : Eito Land

MessageSujet: Re: Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais   Mer 26 Fév 2014 - 23:19

Oooooh trop bien que tu aies déjà écrit quelque chose Tarika !
Je vais me lire ça demain après une bonne nuit de sommeil x)


TOKIO SAIKOOOOOO

Revenir en haut Aller en bas
Tarika
Matelot
Matelot
avatar

Messages : 15
Date d'inscription : 23/02/2014

MessageSujet: Re: Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais   Sam 8 Mar 2014 - 12:00

Bon, c'est après deux semaines (et un mois, en général) de taré (que je suis contente que février soit fini ! heureusement qu'il n'y avait que 28 jours...) que je reviens avec de nouvelles légendes.

Je trouve aussi que la légende du poisson-chat est très intéressante pour expliquer les séismes, c'est aussi marrant qu'ils soient passé de dragon à poisson-chat. Le dragon faisait peut-être référence au Ryūjin (voir plus bas), je ne sais pas. En tout cas, il a fait de beaux dégâts en 2011 ce namazu...
Concernant les Tsukumogami, rien ne dit qu'ils sont particulièrement dangereux dans la légende, j'aurai tendance à supposer que c'est selon la "personnalité" de l'objet, ou bien celle de son ancien propriétaire... Mais bon, ce ne sont que des hypothèses personnelles ^^

Heureuse que ces légendes vous plaise, cette fois-ci j'ai essayé d'étendre un peu et de ne pas me limiter aux créatures : le folklore japonais est si riche que ça serait dommage.

Zashiki Warashi

Le zashiki warashi (座敷童, zashiki warashi), parfois appelé zashiki bokko (座敷童子, zashiki bokko), est un yōkai japonais de type « esprit de la maison »[1]. Le nom provient de zashiki, pièce traditionnelle d'une auberge ryokan, et de warashi ou bokko, termes archaïques pour enfant ou jeune femme, ces esprits étant généralement représentés par un petit garçon ou une jeune fille. Ils représentent de ce fait la pureté. La légende est supposée originaire de la région de Tōhoku, mais s'est installée depuis dans la mythologie japonaise.
Il est dit que l'arrivée d'un zashiki warashi dans une maison apporte la bonne fortune; son départ entraînant un net déclin du domaine. Cet aspect est tellement ancré dans la culture japonaise que les entreprises, soucieuses d'avoir la chance avec elles, ont construit des pavillons pour abriter les esprits. Cela peut sembler futile car les zashiki warashi sont censés préférer les vieilles maisons aux bureaux et laboratoires neufs, ne résidant que dans des habitations occupées.
Pour attirer et retenir un zashiki warashi chez soi, il est dit que l'esprit doit être estimé et élevé
Comme son propre enfant. Toutefois, trop d'attention peut le faire fuir. Étant de nature enfantine, il lui arrive de faire des farces, voire des méfaits. En ce cas, il est conseillé de parler gentiment à l'esprit et d'oublier cet écart. Dans un supplément amateur japonais pour le jeu de rôles Shadowrun, le zashiki warashi habite un plan astral dans la maison, et ne se matérialise que lorsqu'un événement survient, par exemple en cas de danger pour l'un des habitants ou pour la maison.
De nos jours, ils sont réputés s'être retirés dans les montagnes. Un ancien ryōkan situé à Ryokufuso, dans la préfecture d'Iwate est réputé héberger un zashiki depuis fort longtemps, et reste de fait toujours comble, grâce aux voyageurs espérant l'apercevoir.

[1] Rien avoir avec Pokemon ^^

Kojiki

Le Kojiki (古事記, litt. « Chronique des faits anciens ») un des textes fondateur de la mythologie japonaise. C’est un recueil de mythes concernant l’origine des îles formant le Japon et des dieux (神, kami). Avec le Nihon Shoki, les légendes contenues dans le Kojiki ont inspiré beaucoup de pratiques et de croyances du shintoïsme. Il est généralement considéré comme le plus ancien écrit japonais existant encore de nos jours.
Le Kojiki est une compilation des récits du conteur Hieda no Are (稗田阿礼) par le chroniqueur Ō no Yasumaro (太安万侶) sur l'ordre de l'impératrice Gemmei (元明天皇). Il lui fut offert en 712.
L'empereur Temmu aurait ordonné à Hieda no Are de compiler les traditions et généalogies de l'époque. Hieda no Are se serait inspiré du Teiki et du Kyūji. A la mort de Temmu, le projet fut repris par l'impératrice Gemmei, qui ordonna à Ō no Yasumaro de mettre par écrit ce qu'avait recueilli Hieda no Are. Il mit 4 mois à le faire et remit le résultat final à Gemmei le 28 janvier 712. Cependant, faute de versions intermédiaires, on ignore ce que Ō no Yasumaro y a ajouté.
Le Kojiki contient de nombreuses chansons et poèmes. Alors que les récits historiques et les mythes sont écrits sous une forme de chinois mélangé avec un nombre important d’éléments linguistiques japonais, les chansons sont écrites avec des caractères chinois employés pour transmettre les sons seulement.
Le Kojiki est divisé en trois parties : le Kamitsumaki (上巻, litt. « Rouleau supérieur »), le Nakatsumaki (中巻, litt. « Rouleau moyen ») et le Shimotsumaki (下巻, litt. « Rouleau inférieur »).
Le Kamitsumaki inclut la préface et se concentre sur les divinités de la création et sur la naissance de diverses autres déités et de leurs aventures fantastiques. La plus célèbre de ces aventures est celle d’Amaterasu, la déesse du soleil, qui envoya sur terre son petit-fils Ninigi pour fonder les prémices de la lignée impériale.
Le Nakatsumaki débute avec l’histoire du premier empereur, Iwarehiko (ou son nom posthume : Jimmu), de la défense de ses terres natales d’Izumo à Kyûshû jusqu’à sa conquête du Japon et se termine avec le 15e empereur, dernier de cette dynastie, Ōjin. Plusieurs des ces histoires sont de l’ordre du mythe et le contenu historique allégué est hautement suspect. Par ailleurs, pour des raisons inconnues, le 2e et le 9e empereurs japonais sont cités, mais leurs accomplissements sont en grande partie oubliés. Certains historiens pensent que ces empereurs furent inventés afin de créer une illusion de vraisemblance dans les dates. Une des principales histoires de ce volume est celle de Yamato Takeru.
Le Shimotsumaki couvre du 16e empereur, Nintoku, au 33e empereur, Suiko, et, à la différence des volumes précédents, fait référence de façon très limitée aux déités qui sont pourtant si présentes dans le premier et deuxième volume. Toutefois, peu de renseignements sur le 24e et du 33e empereur sont donnés. Les derniers chapitres sont purement chronologiques.
Le Kojiki est basé sur des légendes populaires datant du IVe au VIe siècle (avant l'arrivée du bouddhisme au Japon) et n'est donc pas considéré comme une source historique fiable. Cependant, c'est une œuvre essentielle pour comprendre la pensée shintoïste1. Le livre n'était presque plus étudié dans l'après-guerre, étant jugé complètement non-historique. Néanmoins, à partir des années 60, les historiens ont commencé à penser que certains éléments du Kojiki pouvaient être basés sur des faits réels. De plus, il s'agit d'une des seules sources indigènes sur le Japon de cette époque.
La localisation exacte des événements du Kojiki (tout comme celle du Yamato) n'est pas connue.
Dans le texte, le Japon est appelé pays intermédiaire (葦原中つ国, ashiwaranonakatsukuni, litt. « le pays intermédiaire aux plaines de roseaux »). Le pays est dit intermédiaire car situé entre la plaine céleste (高天原, takamagahara) et le pays des morts (黄泉の国, yomi no kuni). Le pays intermédiaire est relié à la plaine céleste par le pont flottant du ciel (天の浮橋, ame no ukihashi) et au pays des morts par la « pente vers le pays des ténèbres » (よもつ平坂, yomotsu hirasaka).

Amanojaku

L'amanojaku ou l'amanjaku (天邪鬼, « mauvais esprit céleste ») est un yōkai du folklore japonais. Il est habituellement représenté sous la forme d’une sorte de petit oni et on lui attribue le pouvoir de provoquer chez une personne ses désirs les plus sombres et, par conséquent, l'inciter à perpétrer des actes répréhensibles.
L’une des apparitions les mieux connues de l'amanojaku est dans le conte de fées Urikohime (瓜子姫, «princesse melon»), dans lequel un couple de personnes âgées chérissent et abritent du monde extérieur une fille miraculeusement née d'un melon. Un jour, elle laissa naïvement l'amanojaku entrer dans leur demeure où celui-ci, selon les versions, l’enlève ou la dévore et parfois se fait passer pour elle en portant sa peau écorchée.

Namahage

Namahage (生剥) est un rituel japonais qui est observé tout au long de la péninsule d'Oga (en), préfecture d'Akita, dans le nord de Honshu auJapon, au nouvel an.
On dit qu’il est à l'origine un rituel de purification des âmes du peuple, et pour la bénédiction de la nouvelle année. C'est une sorte de toshigami.
À la nouvelle année, un groupe de jeunes hommes déguisés en démons féroces ou en bêtes noires appelés namahage (sorte de Père Fouettard ou Krampus), visitent chaque maison dans le village, en criant : « Y a-t-il un enfant qui a un mauvais comportement, ici  » Ils vont ensuite effrayer les enfants, leur disant de ne pas être paresseux ou pleurer. Les parents assurent alors à namahage qu'il n'y a pas de mauvais enfants dans leur maison, et donnent de la nourriture ou des boissons alcoolisées traditionnelles aux démons.
Des traditions similaires (toshigami) dans d'autres régions sont appelées :
• Amamehagi dans la région de Hokuriku.
• Amabura-kosagi sur l'île de Shikoku.
• Suneka, anmo, nagomi ou nagomihakuri dans le nord de la préfecture d'Iwate, à l'est de celle d'Akita

Hyakki yakō

Hyakki yakō (百鬼夜行, litt. « La parade nocturne des 100 démons ») est une croyance du folklore japonais. Selon cette tradition, chaque année, les yōkai prennent d'assaut les rues durant les nuits d'été. Tous ceux qui croisent cette procession meurent à moins d'être protégé par un sûtra.

Ryūgū-jō

Dans la mythologie japonaise, le Ryūgū-jō (竜宮城/龍宮城) est le palais sous-marin de Ryūjin, le dieu dragon de la mer.
Selon la version de la légende, il est construit de corail rouge et blanc ou de cristal solide. Sur chacun des quatre côtés du palais, unesaison différente est illustrée.
Les résidents du palais, habitants de la mer, sont les serviteurs de Ryūjin. Par ailleurs, un jour dans le palais est égal à un siècle à l'extérieur de ses frontières. Dans une légende, Urashima Tarō visita le Ryūgū-jō pendant sept jours.
La gare Katase-Enoshima à Fujisawa, dans la préfecture de Kanagawa, est conçue de manière à évoquer le Ryūgū-jō.

Urashima Tarō

Urashima Tarō (浦島 太郎?) est le personnage d'un conte de fées japonais. C’est un pêcheur qui sauva une tortue qui se faisait malmener par des enfants. Le lendemain, une gigantesque tortue vint à sa rencontre : la tortue qu'il avait sauvée était la fille du roi de l'océan, qui voulait le voir pour le récompenser. Il fut récompensé par un séjour à Ryūgū-jō, le palais sous-marin de Ryūjin. La tortue sauvée s'était transformée en jolie princesse, et il passa un long moment à ses côtés mais commença à souffrir du mal du pays. Elle l'autorisa alors à retourner chez lui et lui offrit un coffret incrusté de joyaux en lui disant de ne pas l'ouvrir. De retour chez lui, Urashima découvrit que plus de sept-cents ans s'était écoulés depuis son départ et que plus personne ne se souvenait de lui ou de ses contemporains. Dépressif, il retourna sur la plage où il se souvint du coffret qui lui avait été offert avant son départ. Il l'ouvrit, libérant un nuage de fumée noire ; il se mit à vieillir soudainement, et se transforma en grue et s'installa sur le Mont Horai: le coffret contenait son âge réel.
Il existe des variantes de cette histoire dans toute l'Océanie mais son origine réelle est inconnue. Des histoires similaires existent également en Europe : un moine s'endort pour un après-midi, mais se réveille plusieurs siècles plus tard, et meurt lorsqu'il comprend ce qui lui est arrivé. Dans la mythologie irlandaise, il arrive souvent que les héros séjournent dans le Sidh, le monde des dieux, et meurent lorsqu'ils en sortent, car s'ils y ont passé seulement quelques heures, plusieurs siècles se sont écoulés dans le monde réel.

Takama-ga-hara

Takama-ga-hara (高天原, aussi lu Taka-ama-hara, Taka-no-ama-hara, ou Takama-no-hara, littéralement « la haute plaine du paradis ») est dans le shintoïsme la résidence des dieux.
Takama-ga-hara est la résidence des dieux shinto, kami, dont Tsukuyomi, et dirigée par Amaterasu1. Il représente le monde supérieur (上つ国, uwatsukuni) alors que Yomi est le monde souterrain (根の下つ国, ne no shitatsukuni) et Ashihara no nakatsukuni (en) (葦原中国) est le monde des hommes1.
Takama-ga-hara serait relié à la Terre par le pont Ame no ukihashi (天浮橋, « le pont céleste flottant »).
Le mont Takamagahara est aujourd'hui une montagne de la préfecture de Gunma.

Yomi

Yomi ou Yomi-no-kuni (黄泉ou黄泉の国) est le mot japonais pour désigner le monde des choses de la mort dans la mythologie shintoïste. Son existence est notamment relatée dans le Kojiki et le Nihon shoki. Une fois que l'on a mangé la nourriture de ce monde, il est impossible d'en repartir. Il est comparable à l’Hadès ou à l’Enfer et est plus communément connu pour être le lieu où est allée Izanami après sa mort.
Le Yomi est devenu un des enfers bouddhiques après l'arrivée de cette religion au Japon.
Le Yomi est présent dans de nombreuses œuvres créées au Japon, notamment Tenpō ibun ayakashi ayashi.
Ce royaume des morts semble avoir une continuité géographique avec ce monde et ne peut certainement pas être considéré comme un paradis auquel on aspire, ni peut-elle appropriée être décrit comme un enfer où l'on souffre rétribution pour les actes passés, mais plutôt, tous décédés mener une existence morne et sombre à perpétuité, indépendamment de leur comportement dans la vie. De nombreux chercheurs estiment que l'image de Yomi a été dérivé de tombeaux japonais dans lequel cadavres ont été laissés pendant un certain temps à se décomposer.
Le Yomi est gouverné par Izanami no Mikoto, le Grand Dieu du Yomi (Yomotsu-Ōkami黄泉大神). Selon Kojiki , l'entrée de Yomi se trouve dans la province d'Izumo et a été bouclée par Izanagi en plaçant un énorme rocher ( Chibiki-no-Iwa千引の岩) à la base de la pente qui mène au Yomi (Yomotsu Hirasaka黄泉平坂ou黄泉比良坂). À son retour au Ashihara-no-Nakatsukuni, Izanagi note que Yomi est une «terre polluée» ( kegareki kuni ). Cette opinion reflète la tradition Shinto association entre la mort et la pollution.

Source : Wiki
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais   

Revenir en haut Aller en bas
 
Florilège d'esprits, créatures et autres yôkais
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Florilège Musical
» MORCEAUX D'ESPRITS - 24/04/09 - Dédicaces
» Le Florilège Musical
» vos maximes, adages et autres phrases
» Petit florilège de blagues

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sorafune :: Le reste de l'Océan :: Culture Nippone :: Les mythes et légendes-
Sauter vers: